La coop Déménage

Tout d’abord, un bref historique de notre situation.

La meunerie située à l’ancienne cidrerie Ruwet à Thimister doit déménager suite à une demande du nouveau propriétaire du lieu qui souhaite détruire l’usine en octobre.

En parallèle, Mathilde et Guillaume montaient un projet d’installation d’un lieu groupé d’habitations et d’activités au sein d’un moulin à eau situé à Blégny.

Il nous a semblé intéressant d’envisager l’installation de la coopérative dans ce lieu. Après beaucoup de discussions, nous avons organisé une AG exceptionnelle pour avoir l’avis des coopérateurs.

Il en a sorti que les coopérateurs étaient en majorité pour le projet avec comme condition la mise en place d’un plan B au cas où le projet s’avérait trop compliqué ou trop onéreux et la recherche d’un lieu temporaire.

En effet, les nouvelles moissons arrivant en août et le déménagement en septembre , il fallait pouvoir enlever la pression de l’urgence du déménagement afin de pouvoir rester objectif à propos du projet et le mener à bien.

Aujourd’hui, nous avons un lieu temporaire situé à Bolland grâce aux agriculteurs avec qui nous travaillons, Jean-Pierre Deru et Céline Lambert.

En même temps, nous avançons sur la création d’une coopérative immobilière qui permettrait aux différentes structures qui voudraient s’installer sur le lieu du moulin de Blégny de pouvoir le faire, dont Histoire d’un grain.

Suite à de nombreuses questions concernant le futur, nous avons décidé de créer une FAQ.

Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas à nous envoyer un email et nous vous répondrons avec plaisir, nous ajouterons même peut-être votre questions à celles-ci.

N’est-ce pas beaucoup pour les épaules d’Histoire d’un grain d’investir un lieu si coûteux ?

Histoire d’un grain n’aura pas la charge de l’achat sur ses épaules vu qu’il s’agit bien d’un lieu partagé.

C’est pour cela que nous souhaitons créer une coopérative immobilière, elle seule aura la responsabilité de l’achat et pour se faire, louera le bien aux différentes parties grâce à des bails adaptés.

Histoire d’un grain bénéficiera d’un bail emphytéotique, c’est un bail qui donne les même droit qu’un propriétaire sur le lieu et qui peut durer jusqu’à 99 ans.

Entre l’achat d’un hangar, la construction d’un nouveau bâtiment et l’option de la rénovation d’une partie des bâtiments du moulin, financièrement parlant, ça ne change pas grand chose à Histoire d’un grain.

N’est-ce pas risqué de mettre Histoire d’un grain sur un lieu avec d’autres projets portés par les mêmes personnes où ces même personnes habiteront ?

L’idée est vraiment de séparer les activités sur le lieu et dans la gestion. Nous souhaitons que la coopérative soit indépendante du reste des activité tout en profitant des avantages d’avoir des personnes sur place à tout moment, de pouvoir envisager l’utilisation du moulin dès sa remise en état et de profiter du cadre bucolique pour agrandir le côté pédagogique et sensibilisation de la coopérative.

Est-ce que le bâtiment est en bon état ?

Tout d’abord, Histoire d’un grain ne louera qu’une partie du bâtiment, c’est à dire un grand hangar que nous souhaitons transformer et agrandir. Pour ceux qui l’ont visité, le bâtiment a de quoi faire peur. Mais nous sommes suivi par des professionnels du bâtiment, dont la sprl Willem de Sart-les-Spa, l’asbl du grain au pain qui gère la remise en état de moulins à travers la Wallonie.

Le bâtiment a besoin uniquement de rénovations superficielles car sa structure est en bon état.

Comment Histoire d’un grain va prendre en charge la remise en état du moulin ?

La remise en état du moulin ne sera pas à charge d’Histoire d’un grain. Nous souhaitons créer une structure pour pourra financer la remise en état du moulin. Ceci donnera le temps à la coopérative meunière de croître et de stabiliser les revenus. La coopérative aura la priorité pour la location du moulin (quand il sera opérationnel) et pourra envisager d’augmenter sa production avec le moulin à eau et même de devenir autonome en électricité.

Est-ce une zone inondable ?

D’après le cadastre, les propriétaires précédents et la commune. La zone n’est pas en zone inondable. Les caves ont un système de pompage qu’il faut mettre en route en cas de forte crue, mais ce système est classique dans ce genre d’installation.

Même si cela devait changer avec le réchauffement climatique, pour le moment, le moulin n’a jamais connu d’inondation.

Et si il arrivait malheur à Guillaume et Mathilde ? Qu’adviendra-t-il de la coopérative ?

Nous sommes en train de créer la coopérative immobilière dans ce but. Le lieu ne sera pas la propriété de Guillaume et Mathilde, ils seront locataires au même titre qu’Histoire d’un grain. Si ils devaient abandonner le lieu, l’habitation et les terres pourront être relouée et il faudra engager un nouvel employé au sein de la coopérative. Peut importe le lieu où la coopérative aurait pu s’installer, les conséquence du départ des deux fondateurs aurait été les même.

Quels sont les projets qui s’installeront avec la coopérative ?

Au jour d’aujourd’hui, la ferme de la chemisette louerait les 4 Hectars et s’installerait dans une pièce pour continuer la fabrication du pain. La compagnie des chemins de Terre louerait un bureau et une salle de stockage pour son matériel et les deux habitations seraient louées à la famille Georis-Franco et à Stéphane Georis.

Cette vision de l’installation peut être amenée à évoluer.

Comment allez-vous gérer la co-habitation ?

Nous allons créer un ROI pour une bonne co-gestion du lieu et une charte de locataire pour garantir la pérennité du projet de création d’un lieu pluriel qui souhaite s’investir dans la transition.

Nous sommes en contact avec d’autres coopératives du genre qui fonctionnent.

Si vous souhaitez vous renseigner n’hésiter pas à aller voir la ferme du Hayon, la coopérative Dynamo-coop ou encore la ferme artistique, un moulin à eau qui a pour ambition de devenir habitation groupée et lieu de création artistique et de transformation du grain au pain.

N’êtes-vous pas fous de vous lancer dans un projet comme celui-là ? Vous n’imaginez pas l’énergie que ça demande et l’investissement, vous n’y arriverez jamais seuls !

Alors d’abord, si nous voyons très bien dans quoi nous mettons les pieds. Nous ne sommes pas de jeunes naïfs qui nous lançons à corps perdus dans le vide en ne voyant que la beauté du geste.

Oui, peut-être, nous avons un grain de folie qui nous pousse à tenter d’améliorer notre société, mais nous avons aussi les pieds sur terre. Nous nous sommes renseignés, nous travaillons avec des structures fiables tels que Novacitis, la Sowecsom, le notaires Hansen à Herve, Graine de Compta et demandons un regard extérieur constamment sur chaque pas que nous voulons faire.

En terme d’énergie, pour l’instant, nous en dépensons plus à défendre notre projet qu’à réussir à travailler dessus. En effet, si vous pensez que le projet demande énormément d’énergie, ce que nous pensons aussi, n’hésitez pas à nous soutenir, à venir nous donner un coup de main (car il y en a besoin), à chercher les réponses avec nous et à co-créer cette nouvelle aventure.

Au sein de fondateurs de la coopérative nous avons tous nos qualités et nos défauts, mais grâce à cette multitudes d’aptitudes, nous arrivons toujours à temporiser les caractères fougueux , à restructurer les rêveurs et à répondre aux angoisses des peurs de chacun. J’espère qu’il en va de même pour tous les coopérateurs, et si ce n’est pas le cas, contactez-nous et nous tenterons de répondre à vos questions.