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Bonne Année 2026 ?

Bonne année 2026 ?

Je ne sais pas vous, mais perso, en ce début 2026, j’ai eu du mal à dire « bonne année » … tellement j’ai l’impression que cela sonne creux. Un peu comme un « ça va ? » qu’on lâche dans un couloir ou sur un trottoir sans vraiment attendre de réponse.


Je ne sais pas vous, mais je trouve que c’est difficile de lancer « bonne année » alors que dans notre pays relativement privilégié, des gens dorment dehors, des gens ne mangent pas à leur faim, des gens n’ont pas accès à une alimentation de qualité, oú l’alimentation de qualité coûte d’ailleurs plus cher que la malbouffe.


C’est difficile de dire « bonne année » à des enseignants.tes, des infirmiers.ières, des éboueurs.euses, des chauffeurs.euses de bus ou de train, des acteurs.trices, des artistes, des artisans.nes, des maraichers.ères, des agriculteurs.trices, des épiciers.ères … et pleins d’autres personnes de qualité qui sont essentielles pour notre société mais qui sont si mal traitées.


C’est difficile de dire « bonne année » dans un monde où on a tant inversé l’ordre des priorités, l’ordre de la reconnaissance, la hiérarchie sociale.


C’est difficile de croire en une « bonne année » lorsque la démocratie est en danger, lorsque nos représentants.tes quel que soit le niveau de pouvoir et quel que soit le pays s’asseyent volontiers sur les droits Humains, ne voient que leur profit immédiat, ne font que ce qu’ils veulent sans aucune réflexion sur le consentement et le bien commun.


C’est incroyablement dur de dire « bonne année » dans un monde où le climat est passé tout en bas de la « to do list » et pire, que les décisions prises actuellement ne le sont qu’avec un prisme économique/capitaliste pur, et vont souvent, voire tout le temps, à l’encontre des enjeux climatiques (que nous ne pouvons pourtant ignorer). Pensée à ces nombreux scientifiques… qui alertent mais dont la parole est mise en doute ?!


Je pourrais encore allonger cette liste de réflexions qui me mettent le brouillard dans la tête en ce début d’année. Le mois de janvier est entamé et cela fait donc déjà quelques jours que je me demande « pourquoi j’ai tant de mal à dire  bonne année ! ».


Puis, je me suis demandé ce que je pourrais souhaiter aux gens en ce début d’année.

Plein de mot m’ont traversé l’esprit comme :

Solidarité, amour, entraide, gentillesse, bienveillance, santé, partage, joie, rêve, …


La réflexion m’a amené sur un truc qui me choque dans notre monde : la dualité dans laquelle nous vivons… ou plutôt celle dans laquelle on nous fait croire qu’il faut vivre. Or, ce n’est jamais tout noir ou tout blanc ; ce n’est pas oui ou non. Le monde est complexe. Plutôt qu’une analyse simple, certains nous aident à voir les choses de manière plus globale, plus systémique.


Le système dans lequel nous vivons nous fait croire qu’il en va de notre liberté. Mais c’est tout le contraire. Qu’en sera-t-il de ma liberté sur une planète devenue invivable ? Olivier Hamant, biologiste français, nous rappelle d’ailleurs que la liberté des uns s’arrête là où commence celles des autres… en ajoutant qu’il est temps d’élargir le concept « des autres » à l’ensemble du vivant. Car oui, l’humanité a besoin de la planète pour vivre… mais sans doute pas le contraire !


Le fil de ma réflexion (que j’espère vous arrivez à suivre) m’a amené à me questionner sur le manque d’empathie que je vois parfois autour de moi. Je suis donc retourné voir ce que signifie « avoir de l’empathie » : avoir de l'empathie, c'est la capacité de se mettre à la place de quelqu'un d'autre pour comprendre ses émotions, ses pensées et ses sentiments (joie, tristesse, souffrance) sans pour autant les confondre avec les siens, permettant ainsi d'y être sensible et souvent d'avoir le désir de prendre soin de l'autre.


Je n’étais pas encore satisfait… il est vrai qu’avoir un peu plus d’empathie, ce serait déjà pas mal… Se mettre un peu à la place de l’autre pour essayer de comprendre son point de vue. Mais il me manquait une mise en action. C’est quoi le mot qui ajouterait le fait de se mettre en action ?


J’en suis arrivé au mot « compassion ».


Si l'empathie est la capacité de ressentir ce que l'autre ressent, de se mettre à sa place émotionnellement (ex: « Je ressens ta tristesse »), la compassion est l'étape suivante : c'est ressentir de la sollicitude pour l'autre, avec un désir actif d'aider et d'atténuer sa souffrance, sans nécessairement se noyer dans ses émotions.


Je redécouvre ce mot qui au départ m’a fait peur. (Je ne sais trop expliquer pourquoi mais sans doute que cela vient d’un fond d’éducation judéo-chrétienne qui m’a fait bizarre). Mais que je trouve assez juste et qui me parle.


Avec ça, je tiens un truc pour formuler mes vœux :

Pour 2026, je nous souhaite de ressentir ce que "l'autre" vit... et avoir le désir d'agir pour le soulager.


Après tous ces carambolages dans ma tête, j’étais arrivé à un truc assez satisfaisant pour moi.

Mais une certaine Caroline M a pris le temps de m’écrire : « J’y ajoute « considération » pour une altérité qui laisse à l’autre son pouvoir d’agir. »


Et elle a mille fois raison ! Non seulement, je souhaite être plus empathique ; je souhaite agir pour soulager et donc exprimer de la compassion MAIS c’est encore mieux si cela permet à l’autre de retrouver son propre pouvoir d’agir !


Avec ça, je pense pouvoir être en paix avec mes bons vœux 2026…


Empathie, compassion, considération.


Nous tenterons de mettre cela en pratique aussi dans notre coopérative… Car nous avons un grain qui nous lie à nos coopérateurs.trices, aux agriculteurs.trices, aux boulangers.ères, aux restaurateurs.trices, aux nombreux .ses citoyens.ennes et à notre environnement !


Nous prendrons soin.


Et ferons en sorte que nos rêves céréalisent.



Avec amour,

L’équipe d’Histoire d’un grain

 
 
 

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