Un peu d'histoire...

Jusqu’au début du 16e siècle, les habitants de Clermont et de Thimister cultivaient dans leurs champs, tout autour des villages, différentes sortes de céréales (seigle, froment, épeautre, blé…). C’est à cet endroit que se situait au Moyen-âge, le moulin à eau du Seigneur de Clermont. Les habitants étaient obligés d’y venir et de payer afin d’y faire moudre leurs grains.

Au 16e siècle, en pleine guerre de religions, Charles Quint interdit à nos agriculteurs d’exporter leurs céréales vers les pays du Nord. De plus, les taxes n’existaient pas pour les prairies. En moins de 50 ans, notre région va se reconvertir avec succès vers la culture herbagère et fruitière. C’est l’apparition du bétail, des fermes, des haies et des arbres fruitiers : le paysage typique du Pays de Herve est né ! L’économie locale s’oriente alors vers des nouveaux produits: le lait, le fromage, le cidre et le sirop. L’abandon de la culture céréalière dans notre région est finalement purement politique et fiscale. Elle n’a donc rien à voir avec la qualité de la terre.


Aujourd’hui

En Wallonie, le secteur céréalier occupe 2/3 des surfaces agricoles. Par contre, seuls 10% sont destinés à la meunerie et, par conséquent, à l’alimentation humaine. Face à la dépendance de la Wallonie vis-à-vis des importations de céréales, il est particulièrement temps de repenser son autonomie alimentaire…



9 vues